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Proche-Orient : Paris s’attaque au statu quo

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Diplomatie . Abbas est en France et Kouchner envisage de reconnaître un Etat palestinien autoproclamé.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est accueilli par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le 21 février 2010 à Paris (AFP Lionel Bonaventure)
Publié le 22/02/2010 à 0h00

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est arrivé hier soir à Paris pour une visite de deux jours. Il doit notamment tenir un déjeuner de travail avec Nicolas Sarkozy aujourd’hui. Au menu, le processus de paix israélo-palestinien, au point mort malgré les efforts américains pour tenter de relancer les négociations.

C'est dans ce contexte de morosité et de dangereuse impasse que Bernard Kouchner a fait des déclarations au Journal du dimanche qui ne sont pas passées inaperçues : «On peut envisager la proclamation rapide d'un Etat palestinien et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières.» Cette option, qui fait écho à la menace palestinienne - exprimée en novembre - de proclamer un Etat sans attendre, n'a pas manqué de susciter une réaction de désapprobation d'Israël : «Accorder une telle reconnaissance alors que les dossiers du conflit ne sont pas réglés ne ferait que jeter de l'huile sur le feu», a commenté un haut responsable israélien sous couvert de l'anonymat.

Doutes. La déclaration du chef de la diplomatie française n'a pas suscité de communiqué officiel courroucé de la part de Tel Aviv car elle n'a pas été interprétée comme un tournant majeur de la politique française dans la région. Bernard Kouchner, qui prend soin de préciser dans son interview au JDD qu'il s'exprime à titre personnel, ne cache d'ailleurs pas ses doutes et ses interroga

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