Au Gabon, Nicolas Sarkozy a surtout eu la tête au Mali, ou plus exactement en France. Arrivé mercredi matin à Franceville, le fief de la famille régnante Bongo, il a rallié Libreville à la mi-journée, après avoir déposé une gerbe sur la sépulture du « doyen », Omar Bongo (décédé en juin dernier) et après avoir visité au pas de charge un centre médical de recherche spécialisé dans l'étude des maladies virales, type fièvre hémorragique Ebola.
Des le matin, la machine à rumeur s'est mise en marche. Interrogé à la volée, lors de la visite du labo de Franceville, sur la libération de l'otage français au Mali, Pierre Camatte, le chef de l'Etat se tourne vers son conseiller pour la communication, Franck Louvrier: « A quelle heure on en parle? » « Vers 17 heures », répond celui-ci. « Ça fait tard, dit Sarkozy. Bon, on va voir... »
Parmi les journalistes présents, les spéculations vont bon train: « Sarko va faire un coup », sussurrent certains. Un coup? « Il va foncer à Bamako pour s'afficher aux côtés de notre otage libéré... » L'opération paraît risquée d'un point de vue diplomatique: la Mauritanie, et surtout l'Algérie, sont furieuses. Sous la pression de Paris, le Mali a libéré quatre activistes islamistes d'Al Qaeda au Maghreb islamique, le groupe qui détenait Pierre Camatte et qui est très actif dans toute la région. La France est accusé de jouer solo, et de se ficher comme d'une guigne de la sécurité dans la région.
A Libreville, dans




