Même le calme légendaire de Barack Obama est à rude épreuve ces jours-ci. Lors d'une précédente, et interminable, réunion avec les élus démocrates pour tenter de sauver sa réforme de la santé, le Président s'est montré énervé, ce qui serait rare chez lui, ont rapporté plusieurs participants. «Allez les gars, débrouillez-vous», a-t-il finalement lancé le 15 janvier, peu avant 1 heure du matin, quittant la bataille sur un nouveau constat d'échec. Jusqu'alors connu comme cérébral imperturbable, Barack Obama traverse une phase particulièrement éprouvante de sa présidence. Cette refonte du système de santé, dont il a fait sa priorité, l'accapare depuis des mois pour un résultat encore incertain. A force de marchandages et de blocages au Congrès, cette réforme clé, dont il voulait faire l'emblème de son mandat, plombe maintenant sa popularité. Désormais, 49% des Américains seraient opposés à l'adoption de la réforme telle qu'il l'a présentée lundi, et 42% seulement des Américains y seraient favorables, indiquait hier un sondage Gallup.
«obscénités». La nervosité se ressent surtout parmi les conseillers à la Maison Blanche. Jusqu'alors parfaitement soudé, le cercle étroit qui entoure Obama depuis sa campagne électorale s'est fissuré, laissant filtrer pour la première fois quelques détails sur les conflits internes à la présidence. Rahm Emanuel, le très énergique secrétaire général de la Maison Blanche, est donné partant par une rumeur tenace ces derniers te




