Menu
Libération
Analyse

A trop forcer sur la santé, Obama se met en péril

Réservé aux abonnés

Impliqué depuis des mois dans l’éprouvante réforme de l’assurance maladie, bloquée au Congrès, le Président perd en popularité et fait face à des dissensions au sein de son équipe.

Le président américain Barack Obama, lors d'un sommet sur l'assurance maladie, le 25 février 2010 à Washington, DC (AFP Mandel Ngan)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 26/02/2010 à 0h00

Même le calme légendaire de Barack Obama est à rude épreuve ces jours-ci. Lors d'une précédente, et interminable, réunion avec les élus démocrates pour tenter de sauver sa réforme de la santé, le Président s'est montré énervé, ce qui serait rare chez lui, ont rapporté plusieurs participants. «Allez les gars, débrouillez-vous», a-t-il finalement lancé le 15 janvier, peu avant 1 heure du matin, quittant la bataille sur un nouveau constat d'échec. Jusqu'alors connu comme cérébral imperturbable, Barack Obama traverse une phase particulièrement éprouvante de sa présidence. Cette refonte du système de santé, dont il a fait sa priorité, l'accapare depuis des mois pour un résultat encore incertain. A force de marchandages et de blocages au Congrès, cette réforme clé, dont il voulait faire l'emblème de son mandat, plombe maintenant sa popularité. Désormais, 49% des Américains seraient opposés à l'adoption de la réforme telle qu'il l'a présentée lundi, et 42% seulement des Américains y seraient favorables, indiquait hier un sondage Gallup.

«obscénités». La nervosité se ressent surtout parmi les conseillers à la Maison Blanche. Jusqu'alors parfaitement soudé, le cercle étroit qui entoure Obama depuis sa campagne électorale s'est fissuré, laissant filtrer pour la première fois quelques détails sur les conflits internes à la présidence. Rahm Emanuel, le très énergique secrétaire général de la Maison Blanche, est donné partant par une rumeur tenace ces derniers te

Dans la même rubrique