C'est bien finalement quatre bâtiments de projection et commandement (BPC) de type Mistral que la France s'apprête à vendre à Moscou. Le président Sarkozy a annoncé hier des «négociations exclusives» concernant ces porte-hélicoptères lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, Dmitri Medvedev.
C'est la première fois depuis 1949 qu'un membre de l'Otan vend un tel type de matériel militaire à Moscou. D'où les réserves des Etats-Unis et l'inquiétude de la Géorgie et des pays baltes. «Nous voulons tirer un trait sur la guerre froide, la Russie n'est pas un adversaire mais un partenaire», a insisté le président français, affirmant que «nous ne pouvons dire le matin à la Russie qu'on a besoin d'elle, par exemple pour faire la paix en Iran, mais le soir qu'on ne peut pas lui faire confiance sur le Mistral».
Gazoduc. La visite de Medvedev, qui est accompagné de puissants hommes d'affaires, comporte un important volet économique. L'annonce du premier contrat a été faite avant même l'arrivée du président russe. Les groupes GDF Suez et Gazprom devaient donc signer, en présence des deux chefs d'Etat, un protocole d'accord sur l'entrée à hauteur de 9% du français dans le capital du projet de gazoduc Nord Stream, qui acheminera du gaz russe vers l'Europe, via la Baltique.
L'accord précise que GDF Suez deviendra actionnaire de Nord Stream «avant le début de sa construction», prévue en avril. Le 27 novembre, EDF avait




