L'art de la guerre, plus que jamais, est aussi celui de la retenue. L'amiral Mike Mullen, chef d'état-major des armées américaines, l'a souligné cette semaine dans une série de discours («Souvent le champ de bataille n'est pas un champ, il est dans les esprits»). Et les marines, corps d'élite de l'armée, en ont fait une belle démonstration cette semaine, en invitant un groupe de journalistes à venir observer à l'école de Quantico (une soixantaine de kilomètres au sud de Washington) la formation des officiers qui seront bientôt déployés, pour la plupart, en Afghanistan.
Pour se préparer à «l'échange culturel», un groupe d'authentiques Afghans, habillés de tuniques et turbans, avait été réquisitionné ce jeudi pour servir de figurants. Employés par une firme privée, sous-traitante de l'armée américaine, ces Afghans font actuellement le tour des bases d'entraînement américaines pour habituer les militaires à leurs coutumes…
Thé. Cet après-midi les marines ont pour mission de trouver un suspect qui se cacherait dans un village, sans doute avec des armes et explosifs… Le lieutenant Schultz, une toute jeune blonde à l'air très résolu sous son casque, dirige une section d'une quarantaine d'hommes. Elle s'efforce d'abord de gagner la confiance des villageois et accepte pour cela d'aller prendre le thé dans une case… quand des coups de feu éclatent dehors. Schultz doit abandonner le thé pour rejoindre ses hommes qui cernent une maison en face : «Fr




