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Interview

«J’espère que ce vote ne va pas ternir davantage l’image de l’Islande»

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Questions à Jón Ólafsson Philosophe à l’Université Bifröst (Ouest de L’Islande)

Publié le 08/03/2010 à 0h00

A 93,3%, les Islandais ont dit non, samedi, à l'accord financier Icesave, lors d'un référendum sur la dette. Le texte proposé prévoyait le remboursement de 3,8 milliards d'euros avancés par les gouvernements hollandais et britannique pour indemniser les citoyens lésés dans la faillite de la banque islandaise en ligne Icesave (Libération de vendredi). Quelque 60% des électeurs s'étaient déplacés. Pour le philosophe Jón Ólafsson, de l'université Bifröst, un tel sujet ne valait pas une consultation populaire.

Comment interprétez-vous les résultats de ce vote ?

Ceux qui ont voulu ce référendum [le président de la République et l'opposition, ndlr] y voient le refus islandais d'être injustement traités par la communauté internationale. Mais une large majorité d'Islandais espère seulement le meilleur accord possible sur les modalités du remboursement. L'abstention et les votes blancs ont été nombreux. On aurait pu faire l'économie de ce scrutin qui ouvre surtout une phase d'incertitudes et de divisions.

Quelles vont être ses conséquences pour l’île ?

J’espère que ce vote ne va pas ternir davantage l’image du pays, déjà bien écornée par les affaires économiques et politiques. Icesave est une question politique et aurait dû être traitée comme telle pour en finir vite et passer à autre chose. Plus la crise dure, plus les Islandais se vivent comme des victimes, et plus cela pèse sur les générations futures.

Où en est l’aide financière internationale ?

L’affaire Icesave a manifestement influencé le FMI, qui conditionne la suite de ses versements à la résolution du problème. Et comme les pays nordiques font de même

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