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Libération

Timide relance des pourparlers en Israël

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Proche-Orient . Les négociations israélo-palestiniennes, sous patronage américain, reprennent sur fond d’émeutes.

Publié le 08/03/2010 à 0h00

Après plus d’un an d’interruption des négociations israélo-palestiniennes, la reprise de pourparlers indirects, grâce à une médiation américaine, et pour une durée limitée de quatre mois, devrait être annoncée officiellement aujourd’hui par l’envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. Ces négociations, acceptées hier par le comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, témoignent d’une timide relance diplomatique, mâtinée d’un profond scepticisme de part et d’autre.

Le caractère indirect des pourparlers, après des années de rencontres en face-à-face entre dirigeants israéliens et palestiniens, est largement perçu comme un retour en arrière, résultat d'un approfondissement des divergences. Même sur l'ordre du jour des discussions indirectes, Israéliens et Palestiniens ne sont pas d'accord. «Les Palestiniens veulent aborder les questions clés [Jérusalem, retour des réfugiés, frontières, ndlr]. Israël ne considère ces négociations que comme une étape avant la reprise de négociations directes. Les Américains, quant à eux, attendent des pourparlers qu'ils conduisent, au minimum, une déclaration sur les frontières [d'un futur Etat palestinien]. Il y a donc ici trois lignes parallèles, qui n'ont aucune chance de se rencontrer et certainement pas maintenant», écrivait hier l'analyste politique du quotidien Yedioth Aharonot Alex Fishman.

Les chances de progrès sont d’autant plus faibles que les marges de manœuvre de Mahmoud Abb

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