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Décryptage

Assassinat de Dubaï : Israël joue avec le faux

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Interpol recherche désormais 27 personnes après l’exécution d’un chef du Hamas par le Mossad.

Capture d'écran de la une du site internet d'Interpol, affichant les 16 nouveaux avis de recherches lancés par l'agence le 8 mars 2010 (Photo AFP)
Publié le 09/03/2010 à 0h00

Pour la première fois dans l’histoire du renseignement, le monde entier a pu suivre la reconstitution en direct d’une «opération homicide» menée par de vrais agents secrets. Une opération de grande ampleur : Interpol a porté hier à 27 le nombre de personnes recherchées dans cette affaire, qui continue à faire l’objet de révélations quasi quotidiennes. Seule la mort de Mahmoud al-Mabhouh, considéré par Israël comme un maillon essentiel du trafic d’armes de l’Iran vers la bande de Gaza, a échappé aux caméras de vidéosurveillance de l’hôtel Al-Bustan Rotana, le 19 janvier à Dubaï. Selon les dernières révélations de la police de l’émirat, Al-Mabhouh a reçu une injection de substance paralysante, la succinylcholine, un relaxant musculaire ultrarapide, dans la cuisse, avant d’être étouffé. Dès son arrivée à l’aéroport en provenance de Damas, où il résidait habituellement, l’homme du Hamas est filé par des agents présumés du Mossad. En gagnant le deuxième étage de son luxueux hôtel, il ne remarque pas deux hommes, raquettes de tennis à la main, qui le suivent discrètement et repèrent le numéro de sa chambre. Quelques minutes plus tard, un autre agent réserve celle d’en face. Al-Mabhouh s’absente une heure. Quand il revient, les agents sont dans sa chambre. Pas d’image de la façon dont ils s’y sont introduits, mais quatre hommes ont été filmés quittant le deuxième étage vingt minutes après le retour de la «cible». Le soir même, tous les agents, arrivés avec de faux passeports et des

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