«Quand j'ai vu les pillages, après le séisme, moi aussi je suis entré dans le magasin et j'ai pris tout ce que je pouvais porter, confesse Alfonso devant les caméras de la chaîne Chilevisión. Mais j'ai honte, je regrette. J'ai tout rendu.» Sur les trottoirs de son quartier populaire de Concepción, deuxième agglomération du Chili et ville la plus touchée par le séisme, s'accumulent réfrigérateurs, écrans plasma, fauteuils en cuir, équipements hi-fi, nourriture… «Les gens se sont mis d'accord pour rendre tout ce qu'ils avaient volé pour laver l'image du quartier», explique le sous-officier chargé de récupérer les marchandises.
Le remords… mais surtout la peur des arrestations. Depuis quelques jours, les perquisitions se sont multipliées dans les quartiers pauvres de la ville. Souvent sur dénonciation de voisins, scandalisés de voir les vandales tenter de revendre ces marchandises au marché noir. Dix-sept personnes ont déjà été arrêtées et risquent jusqu'à trois ans et demi de prison. «La loi sera appliquée avec la plus grande fermeté», a assuré dimanche l'alors encore présidente (lire page ci-contre), Michelle Bachelet, depuis Concepción. Et d'ajouter : «Il suffit de voir ce qui a été volé pour constater que cela n'avait rien à voir avec une question de survie.» Le montant des biens déjà récupérées s'élèverait à plus de 1,7 million d'euros. Et ce ne serait que la partie visible de l'iceberg.
Mères. Quelques heures apr




