Une «insulte». David Axelrod, le principal conseiller de Barack Obama, n'a pas mâché ses mots hier sur ce qu'il estime être un sabotage par Israël de la première visite, qui vient de s'achever à Jérusalem, du vice-président Joe Biden. «Nous venons tout juste d'entamer des négociations indirectes, a-t-il déclaré dans une interview à CNN. Nous faisons la navette entre les Palestiniens et les Israéliens. Et le fait que cette annonce [de la construction de 1 600 logements dans un quartier de colonisation juif à Jérusalem-Est, ndlr] intervienne à ce moment-là est très destructeur.»
«Parapluie». Les Palestiniens ont décidé de suspendre leur participation aux négociations indirectes que venait tout juste de lancer Biden. Cette charge intervient après le «savon» d'une heure passé au téléphone par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Elle avait regretté l'attitude «profondément négative» d'Israël envers son allié américain.
Nétanyahou, qui semble avoir été débordé dans cette affaire par ses alliés d'extrême droite au sein du gouvernement, cherche depuis à dédramatiser le clash, que les éditorialistes de la presse estiment sans précédent dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. Au moment même où Israël a plus que jamais besoin du «parapluie» américain face à la menace iranienne. «A la lecture des journaux, je propose qu'on ne se laisse pas emporter et qu'on se calme, a-




