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Analyse

Jours de colère entre Israël et les Etats-Unis

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Le Premier ministre de l’Etat hébreu refuse de bloquer les extensions de colonies à Jérusalem-Est, portant la crise avec l’administration Obama à son paroxysme.

Des jeunes Palestiniens lancent des pierres contre les soldats israéliens, le 16 mars 2010 à Jérusalem-est (AFP David Furst)
Publié le 17/03/2010 à 0h00

La plus sérieuse crise diplomatique entre Israël et les Etats-Unis depuis des décennies, déclenchée la semaine dernière par l'annonce israélienne de la construction de logements à Jérusalem-Est en pleine visite du vice-président américain, Joe Biden, venu relancer le processus de paix, ne se calme pas. Bien au contraire. Défiant les demandes de Washington, le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a rejeté lundi dans un discours à la Knesset toute limitation de la colonisation à Jérusalem. «Dans les quarante dernières années, aucun gouvernement israélien n'a jamais limité les constructions dans les quartiers [de colonisation juive, situés dans la partie orientale de la ville, ndlr] de Jérusalem», a-t-il déclaré. Il faisait référence à la douzaine de quartiers de colonisation construits par Israël dans la partie orientale de la Ville sainte, dont celui de Ramat Shlomo, où Israël a annoncé la semaine dernière la construction de 1 600 logements.

Ces déclarations de Nétanyahou laissent entendre qu'après avoir vainement tenté de calmer le jeu en présentant ses «excuses» et «regrets» aux Américains, le chef du gouvernement israélien a décidé de faire face, sachant pouvoir compter sur le soutien de l'opinion publique israélienne sur la question de Jérusalem. Washington attend en effet toujours une réponse officielle aux demandes formulées lors d'un long coup de téléphone, vendredi, par la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, à Nétanyaho

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