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Libération

Le quitte ou double de la Maison Blanche

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L’impopularité de la réforme peut autant redorer le blason du Président qu’handicaper les démocrates.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 19/03/2010 à 0h00

C'est «le sort de la présidence Obama», rien moins, qui va se jouer ce week-end, plaide la Maison Blanche. D'ici ce dimanche, Barack Obama compte enfin arracher au Congrès le vote décisif sur sa réforme de l'assurance maladie. Un vote positif pourrait enfin redresser le cours de la présidence, qui a donné l'impression ces derniers mois de sombrer dans l'indécision et les querelles internes au camp démocrate. La réforme permettrait de couvrir 31 millions d'Américains sur les 45 millions actuellement dépourvus de toute assurance santé.

«Impopulaire». Pourtant, l'accouchement de cette réforme est si laborieux que même un vote positif sera lourd de risques pour Barack Obama, souligne Eric J. Ostermeier, professeur de sciences politiques à l'université du Minnesota : «Si la réforme échoue, Barack Obama sera considéré comme un président faible, qui ne tient pas son propre camp [démocrate], prévient ce professeur, auteur du blog Smart Politics. Mais s'il réussit, les démocrates risquent aussi de perdre beaucoup de sièges aux prochaines élections, en novembre, ce qui rendra plus difficile l'adoption d'autres réformes. Car cette réforme de la santé est maintenant plutôt impopulaire. C'est une loi très longue, que pratiquement personne n'a lue et dont les effets positifs ne seront pas visibles de suite. A l'inverse,les républicains auront désormais quelque chose de tangible pour dire : regardez ce qu'Obama fait de l'Amérique, il nous emmène vers l

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