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Analyse

Obama retrouve la réforme

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Le vote historique sur l’assurance santé, dimanche soir, relance le président américain.

Le président américain Barack Obama fait une déclaration après l'adoption de la réforme de santé par la Chambre des représentants, le 21 mars 2010 à la Maison Blanche, à Washington (AFP Jim Watson)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 23/03/2010 à 0h00

Barack Obama est «ressuscité». Il entrera dans l'histoire non plus seulement comme le «premier président noir» des Etats-Unis, mais aussi comme un «grand réformateur»… Le vote de la réforme de l'assurance maladie, arraché dans la nuit de dimanche à lundi par 219 voix contre 212 à la Chambre des représentants, a redonné lustre et pathos à une présidence qui semblait s'enliser ces derniers mois. Ce vote est une victoire personnelle pour Barack Obama qui a défendu cette réforme jusqu'au bout, malgré les revers électoraux et les doutes qui saisissaient même son chef de cabinet, Rahm Emanuel.

Est-ce vraiment une victoire ?

Oui, répond Jonathan Chait, du magazine «progressiste» The New Republic : avec cette réforme qui va obliger la quasi-totalité des Américains à se doter d'une assurance maladie, Barack Obama a «imprimé sa marque à l'histoire». Il a déjà fait plus que Bill Clinton, qui avait dû renoncer en 1994 à son projet de réforme de la santé. Et «il ne pourra plus être comparé à Jimmy Carter», comme on le faisait avant ce vote pour se moquer de son apparente indécision, souligne cet analyste. L'œuvre de Barack Obama n'égale certainement pas celle de Franklin Roosevelt ou de Lyndon Johnson, les fondateurs de la sécurité sociale et de l'assurance maladie pour les vieux et les pauvres, reconnaît Jonathan Chait. Mais Obama réintroduit aux Etats-Unis la notion d'un président démocrate «puissant et historiqu

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