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Libération

Obama renonce à trop contrarier Israël

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La Maison Blanche continue de soutenir la voie du double Etat mais, après plusieurs ratés, semble vouloir en finir avec les clash.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 24/03/2010 à 0h00

Barack Obama a-t-il un plan pour la paix en Israël ? Non, et cela explique une politique américaine pour le moins confuse ces derniers mois, estiment nombre d'experts américains. Daniel Kurtzer, ancien ambassadeur en Israël et en Egypte, qui avait conseillé Obama durant sa campagne électorale, l'a lui-même admis. De même que l'administration Obama, avec toutefois une nuance importante : «Non, nous n'avons pas un plan tout fait. Mais nous continuons d'y travailler, comme vous pouvez le voir ces jours-ci à Washington.»

Malgré les dernières provocations israéliennes (l'annonce de nouvelles constructions à Jérusalem-Est le jour même d'une visite du vice-président, Joe Biden), Barack Obama a fait le geste de recevoir Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, hier soir. «Car nous voulons continuer d'avancer, explique-t-on au Département d'Etat. Nous n'avons jamais pensé que ce serait facile. Mais vous l'avez vu sur la réforme de la santé : le Président n'abandonne pas, nous n'abandonnons pas.»

«Long film».Après les tensions de ces deux dernières semaines, qui ont notamment vu Hillary Clinton appeler Nétanyahou pour le sermonner, Washington se veut de nouveau dans un esprit «constructif». «La question des colonies est morte, prédit Aaron David Miller, chercheur au centre Woodrow Wilson. Les Israéliens n'annonceront pas qu'ils y renoncent et ne vont pas cesser de construire. L'accent va plutôt être mis maintenant sur les négociat

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