Christine Pedotti est historienne et théologienne, cofondatrice de la Conférence catholique des baptisé(e)s de France, mouvement qui critique l'extrême centralisation et le manque de démocratie dans l'église catholique. Elle commente la succession de scandales pédophiles mettant en cause des prêtres, des évêques, et jusqu'au Pape Benoît XVI, accusé ce jeudi par le New York Times d'avoir couvert un prêtre américain soupçonné d'avoir violenté quelque 200 enfants sourds.
Comment expliquez-vous cette avalanche de scandales dans l'église catholique?
Je pense qu'on assiste à une libération de la parole, les gens osent parler. Je ne crois pas, en revanche, à un complot de la part de mécréants qui en voudraient à Benoît XVI, comme cela court sur les sites cathos ultras. C'est plus facile de dire que c'est la faute des médias plutôt que de reconnaître qu'il y a quelque chose à observer et à comprendre dans ces événements.
Qu'y a-t-il à comprendre dans ces événements?
Je ne suis pas du tout certaine qu'il y ait une corrélation entre le célibat des prêtres, la frustration sexuelle et la pédophilie. Je crains qu'il y ait, en revanche, une corrélation entre la pédophilie et une institution qui pense qu'elle détient la vérité et se place dans une situation de toute puissance, cachant ainsi des faits
«On assiste à une libération de la parole»
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Publié le 25/03/2010 à 16h49, mis à jour le 25/03/2010 à 16h59
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