Il aura fallu plus d'un an et pas moins de quatorze rencontres ou coups de fil entre Barack Obama et Dmitri Medvedev, pour venir à bout de ce que les experts considéraient comme une «négociation facile». Mais c'est fait : Russie et Etats-Unis ont annoncé vendredi avoir conclu un nouvel accord Start (Strategic Arms Reduction Treaty) pour succéder à l'accord de 1991 (et ses successeurs) qui avait expiré en décembre. Ce «new Start» réduit à 1 550 le maximum d'ogives nucléaires que peuvent déployer chacun des deux pays (contre 2 200 en vertu du traité de Moscou signé en 2002). Il réduit à 800 le nombre de lanceurs autorisés de chaque côté et même à 700 le nombre de lanceurs déployés (contre 1 600).
Ces chiffres sont considérables, mais représentent plutôt un soulagement qu'un effort : pour Washington comme pour Moscou, ces énormes arsenaux nucléaires sont devenus une charge autant qu'un atout de sécurité. «Comme l'objectif n'était pas très ambitieux, on pensait que cela se ferait plus vite. La négociation avec les Russes s'est avérée plus compliquée que prévu, du fait notamment des deux centres de pouvoir russe, Medvedev et Poutine»,remarque un diplomate européen. Moscou apprécie ces négociations qui lui rappellent la grande époque de la guerre froide. Le Kremlin voulait inclure dans cette négociation un frein aux projets américains de défense anti-missile, ce que l'administration Obama ne peut se permettre. Ce nouveau Start doit en effet être ratifié par le Sén




