Le vide au sommet de l’Etat consécutif aux législatives du mois dernier commence à avoir de sérieuses répercussions sécuritaires en Irak. Hier, trois kamikazes au volant de voitures bourrées d’explosifs se sont précipités presque simultanément sur des enceintes diplomatiques pourtant surprotégées à Bagdad. Le premier véhicule visait, semble-t-il, l’ambassade d’Egypte, le deuxième celle de la République islamique d’Iran et le troisième a explosé à un carrefour proche des ambassades d’Allemagne et de Syrie. Un quatrième kamikaze, qui s’apprêtait à attaquer le quartier général des forces de sécurité chargées de la protection des ambassades, a été stoppé avant de passer à l’action. L’ensemble des attaques a causé 30 morts, tous Irakiens, et plus de 200 blessés.
Les cibles visées et, surtout, le mode opératoire des attentats portent la marque de la branche irakienne d’Al-Qaeda, qui fait preuve d’un regain d’activité ces derniers mois. Le triple attentat de Bagdad intervient au lendemain d’une tuerie, dans la nuit de vendredi à samedi, visant un village sunnite au sud de la capitale. L’aube ne pointait pas encore quand un groupe d’une douzaine d’insurgés a débarqué à bord de quatre véhicules au village de Soufia, dans la région agricole de Hour Rajab. Vêtus d’uniformes américains et parlant anglais pour mieux tromper les villageois, les assaillants ont attaqué trois maisons de la famille Jourmout, de la tribu des Joubour. Les 25 victimes, dont cinq femmes, ont été retrouvées menott




