L'Italie est bien mal partie. Et les dernières élections régionales remportées haut la main par la droite musclée n'y laissent rien présager de bon. Elles viennent confirmer la réplique célèbre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, en 1958, dans le Guépard : «Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change.» L'allusion au plus grand roman sur la révolution garibaldienne et l'imminente construction de l'unité italienne est décidément toujours d'actualité. L'Italie célébrera l'an prochain le 150e anniversaire de son Risorgimento. Et l'on peut d'ores et déjà craindre le pire. Dans leGuépard, Lampedusa décrit la fin d'une époque, celle de l'aristocratie sicilienne, vaincue par la bourgeoisie, qui va bientôt prendre sa place, il prédit que les fortunes resteront entre de bonnes mains. Or, c'est très exactement ce qui s'est passé, voilà quinze jours, dans la Péninsule. «Votez Ali Baba, au moins vous saurez que les voleurs sont seulement 40», brandissaient alors les manifestants hostiles à Berlusconi.
L’argent s’étale là-bas de manière si vile qu’on en vient à penser que la France reste tout compte fait «fréquentable». A tort, et notre sordide débat sur l’identité nationale suffit à le démontrer. Nous révélons ici la manière élégante dont les Italiens vont se saisir du design, dont ils sont passés maîtres, pour fêter leur «Unité». Gageons que les autres célébrations de l’anniversaire n’auron




