Un document datant du 2 mars 2007 et divulgué par l’avocat mexicain de Florence Cassez est en train de raviver l’affaire de la Française condamnée à soixante ans de prison pour enlèvements au Mexique. Il s’agit d’une lettre adressée à un journaliste, dans laquelle le parquet général de la République (PGR), l’équivalent du ministère de la Justice, reconnaît que la police n’a pas informé correctement la presse lorsqu’elle a présenté l’arrestation de Florence Cassez comme un événement qui se déroulait en direct devant les caméras de télévision, le 9 décembre 2005.
«Reconstitution». Le journaliste en question, Pablo Reinah, avait porté plainte auprès de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) contre l'Agence fédérale d'investigation (AFI), qui avait dirigé la mise en scène de la capture de Cassez. Reinah, journaliste de télévision, avait été licencié par son employeur, la chaîne Televisa, qui l'accusait d'avoir participé en connaissance de cause à un montage. Le reporter a finalement obtenu gain de cause auprès de la CNDH, qui a obligé l'AFI à admettre qu'elle avait manipulé l'information en faisant croire aux journalistes que l'arrestation avait lieu sous leurs yeux et non avant leur arrivée. Les autorités mexicaines avaient déjà reconnu, en 2006, que l'arrestation de Cassez avait fait l'objet d'une «reconstitution» pour la presse. Or le directeur de l'AFI, Genaro García Luna, promu depuis ministre de l'Intérieur, avait alors affirmé que la




