La riposte n’a pas tardé. Cinq jours après la mort des deux principaux dirigeants d’Al-Qaeda en Irak, la communauté chiite, dont est issu l’actuel Premier ministre, Nouri al-Maliki, a été victime d’une série d’attentats qui ont causé une soixantaine de morts et plus de 100 blessés vendredi. Six attaques ont eu lieu le même jour dans la capitale.
L’essentiel des victimes ont péri dans deux attaques à la voiture piégée visant une permanence du mouvement du chef radical chiite Moqtada al-Sadr et un marché de Sadr City, le principal quartier chiite déshérité de Bagdad. Trois autres engins ont également visé des lieux de culte chiite vendredi matin, jour d’affluence en raison de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Il s’agit de la mosquée Abdel Hadi Chalabi, dans le quartier Hourriya (dans le nord de Bagdad), de la mosquée Mohsen al-Hakim, à Al-Amine, dans l’est de la capitale, et de la mosquée Al-Sadrein, à Zaafaraniya, dans le centre-ville. Enfin, six personnes ont péri dans une série d’explosions d’engins artisanaux à Khaldiya, dans la province d’Al-Anbar (à l’ouest de Bagdad), visant un magistrat antiterroriste connu et un lieutenant de police.
Dimanche dernier, le chef politique d’Al-Qaeda en Irak, Abou Omar al-Bagdadi, et son chef militaire, Abou Ayoub al-Masri, ont été tués lors d’une opération conjointe des forces irakiennes et américaines dans une ferme au nord-ouest de Bagdad. Le lendemain, c’était au tour du responsable militaire d’Al-Qaeda dans le nord du pays. Je




