La presse iranienne, qui ne fait jamais dans la nuance, est en transe. Hier, le quotidien Kayhan, porte-voix du Guide suprême, Ali Khamenei, écrivait même que les pays occidentaux avaient subi un irrémédiable échec et mat. Ce qui fait se réjouir les virulents médias nationaux, c'est l'accord nucléaire signé lundi avec la Turquie et le Brésil. Il est vrai que Téhéran enregistre une belle victoire diplomatique en pleine conférence sur le traité de non-prolifération à Vienne et aux dépens des chancelleries occidentales qui disaient le régime affaibli sur le plan international. «L'Iran, en acceptant la proposition turque et brésilienne, a montré sa bonne volonté. Désormais, la balle est dans le camp des Occidentaux», a d'ailleurs commenté le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, en sommant les Etats-Unis, la Russie et la France de «donner une réponse adéquate à l'offre de coopération de l'Iran».
Sanction. La réplique américaine n'a sans doute pas été de son goût. Hier, alors que l'on croyait brisée la dynamique vers de nouvelles sanctions onusiennes, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a annoncé que Washington était parvenu à un accord avec Moscou et Pékin sur ce projet. «Nous avons travaillé étroitement avec nos partenaires du groupe des Six sur un projet de nouvelles résolutions de sanctions et je suis heureuse de dire que nous avons enregistré un accord sur un projet fort, avec la coopération de




