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Barack Obama pousse Dennis Blair au départ

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Etats-unis . Le directeur du renseignement paie son bras de fer avec la CIA et les erreurs de ses services.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 22/05/2010 à 0h00

Lorsque Barack Obama l’avait choisi au poste de directeur du renseignement, en janvier 2009, on attendait de Dennis Blair qu’il mette fin aux sévices pratiqués par les agents américains sous l’ère Bush et améliore la coopération entre les seize agences qu’il était censé coordonner. Sur le premier point, la mission semble accomplie, on ne parle plus guère des abus des services américains.

Mais sur le second, ces seize mois de Director of National Intelligence (DNI) ont été une telle suite de fiascos que Barack Obama a dû reconnaître l'erreur de casting. Convoqué jeudi à la Maison Blanche, Dennis Blair a appris qu'il avait perdu la confiance du Président et a remis sa démission. Selon le New York Times, une des raisons de ce renvoi est que l'amiral Blair plaidait pour un renforcement des liens avec les services de renseignement français, que Barack Obama ne voulait pas.

Au lieu de favoriser la coopération entre les services américains, Dennis Blair s'est illustré par une série de disputes, surtout avec le plus puissant d'entre tous, la CIA. Peu après sa nomination, il avait demandé à nommer ses propres agents auprès des ambassades américaines à l'étranger. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, également choisi par le Président, avait rétorqué par un mémorandum disant à ses hommes de ne pas tenir compte de la directive de Blair. La fusillade de Fort Hood en novembre puis l'attentat raté à bord d'un vol Amsterdam-Detroit à Noël ont de plus montré que l'information circul

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