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REPORTAGE

«Ce qui est très difficile, c’est le deuil et ce besoin de connaître les causes de l’accident»

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Publié le 01/06/2010 à 19h10, mis à jour le 01/06/2010 à 19h12

La pluie tropicale a balayé le ciel de Rio. Sous un ciel lourd et brumeux, les familles en larmes pénètrent dans la nef de l’église Notre Seigneur de la Paix, à quelques dizaines de mètres de la plage d’Ipanema, pour la messe organisée par Air France en hommage aux 228 disparus du vol Rio-Paris, tout juste un an après le crash.

«C'est un drame, il n'y a pas de mots assez fort pour exprimer notre douleur», confie une dame en noir avant de prendre place sous la nef blanche et orangée. Seuls une centaine de proches des 58 victimes brésiliennes ont fait le déplacement. Celles qui n'ont pas pu, ou souhaité, assister à la grande cérémonie organisée au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Le prêtre entonne une prière pour les âmes perdues, et conclut la cérémonie sur l'air de l'hymne à la joie. «La messe nous a réconfortés. C'est très important pour nous d'entretenir le souvenir et de prier ensemble pour toutes les personnes qui souffrent de cette tragédie», confie à la sortie Claudia, cousine d'une des disparus, tandis que les onze pilotes, hôtesses et stewarts représentant Air France montent dans un minibus aux vitres fumées. «C'était très émouvant», dit laconiquement un commandant de bord, fidèle aux consignes de silence édictées par la compagnie.

Profond désarroi

Derrière l'émotion, un profond désarroi domine chez les familles brésiliennes, qui ont l'impression d'être moins bien considérées que les proches des disparus français. Sans oublier les soupçons sur le manque d'i

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