La Libye a annoncé mardi sa décision de fermer le bureau du UNHCR (Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés). Une décision d’autant plus inquiétante que des dizaines de milliers d’immigrés clandestins et de réfugiés africains attendent de partir pour l’Italie.
Les récents accords conclus entre Rome et Tripoli bloquent les tentatives de départ et prévoient la réadmission des refoulés. Laura Boldrini, porte-parole du HCR en Italie, vient de publier en Italie un livre intitulé Tutti indietro, «En arrière tous» (1).
Quelles sont les conséquences de la fermeture de votre bureau en Libye ?
Il y a une semaine, on nous a fait savoir que nous devions fermer notre bureau sur place. Cela fait dix-neuf ans que le HCR était en Libye même si nous n’avions pas de reconnaissance formelle. Il faut préciser que Tripoli n’a pas signé la convention des Nations unies sur les réfugiés. Nous avions des limitations dans notre action mais par notre présence nous étions tout de même un point de référence - le seul - pour les demandeurs d’asile et les réfugiés.
Si nous partons définitivement, il y aura un vide très préoccupant. Nous espérons encore que la fermeture du bureau n’est que temporaire.
Quelle est la situation actuelle des réfugiés ?
Ils risquent de se retrouver dans un cul-de-sac. Ils ne peuvent pas rentrer chez eux et avec la politique de refoulement mise en œuvre par l’Italie ils ne peuvent plus atteindre les côtes de la péninsule. Le centre d’accueil des immigrés de Lampedusa est vide après avoir abrité des milliers de personnes au cours des dernières années. Pour beaucoup d’entre eux, nous ne




