«Les Pays-Bas ont choisi plus de sécurité, moins de crime, moins d'immigration et moins d'islam.» Cette phrase aurait pu être prononcée par Mark Rutte, 42 ans, chef du parti libéral (VVD), vainqueur des législatives de mercredi, avec 31 sièges sur 150 au Parlement, talonné par les travaillistes de Job Cohen (30 sièges). En fait, son auteur n'est autre que Geert Wilders, grand vainqueur de ces élections, grâce à un score plus élevé que prévu. Son parti de la liberté (PVV) remporte 24 sièges, contre 9 dans le Parlement sortant, et s'impose comme la troisième formation du pays.
La droite populiste (16 % des voix lors des européennes de juin), poursuit sa montée en puissance. Wilders, 46 ans, a quitté le parti libéral pour construire sa carrière sur un thème unique : la lutte contre «l'islamisation» de la société néerlandaise. L'essentiel de son programme consiste à stopper l'immigration, interdire la construction de nouvelles mosquées (lire aussi page 30), et s'attaquer à la délinquance des jeunes d'origine marocaine.
Geert Wilders est poursuivi en justice pour incitation à la haine, suite à son brûlot anti-islam, Fitna, une vidéo diffusée en 2008. Mais son procès, prévu en octobre, n'a pas brouillé la campagne, axée sur des thèmes exclusivement économiques. Comme à leur habitude, les grands partis ont évité les sujets qui fâchent, au premier rang desquels l'islam, l'immigration et l'intégration. Mark Rutte, qui a promis une cure d'austérité au pays ave




