Un bain de sang. C’est ce que le pouvoir iranien a promis à l’opposition si elle appelait les Iraniens à descendre dans la rue, samedi, pour le premier anniversaire de la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Selon une source iranienne proche des réformateurs, la menace a été directement adressée par la direction des gardiens de la révolution, les pasdarans. La réaction ne s’est pas fait attendre : dès jeudi, les deux leaders du Mouvement vert (l’opposition réformatrice), Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, ont annoncé qu’ils renonçaient à ces manifestations prévues de longue date.
empoigne. Ces deux responsables, rejoints par huit groupes d'opposition, avaient pourtant pris soin de déposer une autorisation a minima au ministère de l'Intérieur. Ils réclamaient tout au plus la permission d'organiser des rassemblements pacifiques et silencieux, «sans déclarations ni discours». Le «non» des pasdarans s'est donc accompagné d'une véritable déclaration de guerre, que reflète le communiqué commun de l'opposition : «Pour protéger la vie et les biens des gens, nous annonçons que la manifestation prévue n'aura pas lieu.» «Au vu de la répression qui a frappé, durant l'année passée, des gens dont le seul crime était de réclamer leur vote de manière pacifique, et compte tenu des informations sur la mobilisation des extrémistes et des forces répressives, […] nous demandons à la population de poursuivre ses revendications par d'autre




