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Reportage

Libéraux ou conservateurs, le face-à-face des deux Pologne

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Ce dimanche, les électeurs devraient placer en tête le candidat libéral devant Jaroslaw Kaczynski, frère du président conservateur décédé en avril.

Les Polonais votent ce dimanche 20 juin pour élire le successeur de leur président Lech Kaczynski. (© AFP photo AFP)
ParHélène Despic-Popovic
Envoyée spéciale à Varsovie
Publié le 19/06/2010 à 0h00

Kinga et Pawel K. vivent dans un quatre-pièces avec terrasse tout neuf dans un quartier populaire du nord de Varsovie. Pour l'acheter, ils ont dû s'endetter sur trente ans et la moitié de leurs revenus va dans le remboursement du crédit. Ils n'en sont pas fâchés. «C'est notre part de sacrifice pour le bien-être futur de nos filles, Kalina, 13 ans et Pola, 6 ans. Car l'Etat ne peut pas tout donner. Nous espérons que nos enfants vivront comme on vit aujourd'hui en Europe occidentale.»

Kinga et Pawel K., 34 et 35 ans, sont des représentants typiques de la Pologne libérale, qui votera dimanche à la présidentielle pour Bronislaw Komorowski, le candidat de la Plateforme civique (PO), en tête dans les sondages. Leur fille aînée prépare un examen difficile pour entrer en première année de collège. Le père, kinésithérapeute anglophone, et la mère, traductrice de français et d'anglais, paient des cours privés pour qu'elle suive un enseignement bilingue. «Nous rencontrons beaucoup d'étrangers. Nous nous sentons vraiment européens et c'est terrible de se dire que pendant toute l'époque du communisme nous avons été exclus de l'Europe», dit Kinga.

Vingt ans après la chute du Mur, la famille K. est toute tournée vers son désir d'avenir. «Je veux que nos politiciens se préoccupent d'économie et non de débusquer de pseudo agents communistes à chaque coin de rue. Je veux vivre dans une société où la religion est une affaire de foi et non de politique», précise la jeun

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