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Libération

La Turquie ferme son ciel à l’armée israélienne

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Diplomatie. Alors que les deux pays ont été proches, Ankara durcit sa position depuis l’assaut de son cargo.

Publié le 29/06/2010 à 0h00

La fermeture, au moins partielle, de l'espace aérien turc aux vols militaires israéliens est le dernier avatar de la détérioration des relations israélo-turques depuis le raid meurtrier israélien contre un convoi maritime humanitaire à destination de Gaza. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé hier l'existence de «restrictions» au survol de son pays par l'armée israélienne, sans donner plus de précisions.

Selon le quotidien israélien Yédiot Aharonot, la Turquie a récemment refusé le survol de son territoire à un avion comptant à son bord une centaine d'officiers israéliens qui s'apprêtaient à se rendre en Pologne pour une visite à Auschwitz. L'armée israélienne et le Premier ministre Benyamin Nétanyahou n'ont pas réagi aux propos d'Erdogan, dans une apparente tentative de calmer le jeu. Les vols civils ne sont pas concernés.

Les relations entre les deux pays, longtemps proches, sont au plus bas, suite à l’assaut israélien, le 31 mai, contre un cargo turc à destination du territoire palestinien lors duquel neuf Turcs avaient été tués. Depuis, Ankara a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv, exigé des excuses officielles de l’Etat hébreu, une enquête internationale sur le raid, des compensations pour les familles des victimes et la fin du blocus de Gaza.

L’offensive militaire israélienne à Gaza en janvier 2009 avait déjà sérieusement affecté les relations israélo-turques. L’an dernier, la Turquie avait ainsi interdit à l’armée de l’air israélien

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