Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), dinosaure de la politique mexicaine, a pris son envol, dimanche, vers la présidentielle de 2012. C’est la grande conclusion à tirer du scrutin municipal et régional qui s’est tenu dans douze des trente et un Etats du pays.
Le PRI (centre), le parti qui a régné sur le Mexique de 1928 à 2000, n’a pas totalement raflé la mise, comme le prédisaient les sondages, mais il aurait remporté neuf des douze postes de gouverneur en jeu, selon des résultats à confirmer. Dans trois autres Etats, la droite du Parti d’action nationale (PAN), la formation du président Felipe Calderón, et la gauche du Parti de la révolution démocratique (PRD) ont dû s’allier pour saper l’hégémonie de l’ancien parti unique. Le PRI a ainsi perdu son fief d’Oaxaca (sud) face à cette coalition antagonique. Et dans l’Etat de Sinaloa (nord-ouest), les alliés gauche-droite ont gagné en recrutant une ancienne figure du PRI.
Malgré ces défaites cuisantes, la formation historique, qui pratiquait autrefois l’achat de voix et l’intimidation d’électeurs, a démontré qu’elle était de nouveau solidement ancrée au niveau régional et qu’elle pouvait triompher, même là où ses candidats étaient assassinés.
Car l’autre enseignement du scrutin, c’est le pouvoir incommensurable acquis par les cartels de la drogue, désormais capables d’influer directement sur les élections en imposant leurs candidats et en liquidant ceux qui leur déplaisent.
Dans l’Etat de Tamaulipas (nord-est), le candidat




