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L’Eglise et Madrid devraient faire libérer 52 dissidents cubains

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Prison . Pressé par les difficultés économiques, Raúl Castro tente de normaliser ses relations avec l’extérieur , notamment auprès de l’UE.

Publié le 09/07/2010 à 0h00

Le gouvernement de Raúl Castro - qui a pris la succession de son frère malade, Fidel, en février 2008 - devrait prochainement annoncer la libération de 52 prisonniers politiques incarcérés depuis 2003. Cinq d'entre eux pourraient même recouvrer la liberté «de façon imminente» et être accueillis par l'Espagne tandis que les autres seront élargis dans les quatre mois. C'est ce qu'a annoncé, mercredi, l'Eglise catholique de Cuba à l'issue d'une rencontre entre le président cubain, le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane en charge de la médiation sur les prisonniers politiques, et Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères.

Ces 52 opposants sont les derniers encore incarcérés après la vague de répression qui avait touché 75 dissidents et intellectuels en mars-avril 2003. Certains d'entre eux avaient été condamnés à des peines allant jusqu'à vingt-huit ans de prison. «Ils seront remis en liberté et pourront partir du pays», précise le communiqué de l'archevêché. Ces remises en liberté seront les plus importantes depuis la libération de 299 prisonniers - politiques et de droit commun - en février 1998, après une visite historique du pape Jean Paul II dans l'île des frères Castro.

Grève de la faim. Cette fois encore, l'Eglise cubaine, qui estime que «les choses commencent à avancer avec célérité et continueront ainsi», aura joué un rôle crucial dans les négociations avec le pouvoir. Elle a immédiatement dépê

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