Aposteriori, il est clair que Pierre Camatte a eu beaucoup de chance. En février, cet homme de 62 ans, otage d'Aqmi, était relâché après trois mois de détention passés dans le Sahara malien. «Tous les jours, j'ai cru que ma dernière heure était arrivée», devait-il raconter après sa libération.
L'ancien humanitaire qui, selon certains sites internet, aurait plutôt été un agent de la DGSE, a vu son calvaire s'achever grâce à une médiation de la diplomatie française. Samedi, il était le premier, dès l'annonce du raid franco-mauritanien manqué pour libérer Michel Germaneau, à prédire que ce dernier paierait les frais de cette aventure. «Je suis très inquiet par rapport à la situation de Michel Germaneau, parce que ça va forcément avoir des répercussions», confiait-il à RTL.
«Quand j'étais dans le désert aux mains de mes ravisseurs […], je me suis aperçu très vite que [pour] monter une opération de ce genre, il faudrait avoir des renseignements très précis : avoir la configuration géographique, repérer l'otage pour pouvoir le soustraire au moment précis de l'attaque, expliquait-il. Cela comporte tellement d'éléments que c'est pratiquement impossible à faire», estimait l'ex-otage.
Les conditions de la remise en liberté de Pierre Camatte, il y a six mois, ont fait couler beaucoup d’encre. Car la France a accepté les conditions posées par les ravisseurs. Et elle a fait pression sur les pays de la région pour qu’ils les acceptent également. Les jihadi




