Il n'y a là rien de très nouveau… mais l'effet pourrait être énorme. Au lendemain de la «bombe» WikiLeaks - la publication de 92 000 documents racontant la guerre d'Afghanistan de l'intérieur - Washington est en plein paradoxe. «Pour quelqu'un qui lit le journal tous les jours, il n'y a rien là-dedans qui surprendra», assure Geoff Morrell, le porte-parole du Pentagone. Mais ces récits au quotidien, qui racontent embuscade après embuscade, trahison après trahison, l'absurdité de cette guerre, pourraient bien achever de retourner l'opinion américaine. «Ce qui compte n'est pas que WikiLeaks n'ait rien révélé de nouveau, résume Daniel Markey, analyste au Council on Foreign Relations. C'est à la une de tous les journaux du pays, les médias sont maintenant focalisés sur l'Afghanistan, et ça, c'est important.»
Avant même la publication de ces carnets de guerre, les dernières études d'opinion montraient que les Américains ne croient plus guère en un succès possible en Afghanistan. 46% pensent que les Etats-Unis sont en train de perdre la bataille (26% estiment qu'ils la gagnent), indiquait un sondage Newsweek publié en juillet. Ces nouveaux récits racontant les bavures, les Afghans mutilés ou exécutés parce qu'ils coopéraient avec les Américains, ne peuvent que renforcer ces doutes.
«Inévitable». Pour Richard Cohen, éditorialiste au Washington Post, ces révélations qui n'en sont pas pourraient même aider Obama à faire le ch




