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Libération

WikiLeaks: Washington craint des représailles

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(REUTERS/Jim Young)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 29/07/2010 à 0h00, mis à jour le 29/07/2010 à 11h35

«Des gens vont être tués à cause de cela, met en garde Michael Hayden, ancien directeur de la CIA. L'ampleur du dégât sera incalculable, au-delà de toute mesure.» Tandis qu'ils épluchent les 92 000 documents révélés par le site WikiLeaks, et tout en répétant qu'ils ne révèlent rien de très nouveau, les experts américains découvrent que ces carnets de guerre afghans pourraient avoir un impact plus grave qu'imaginé dans un premier temps.

WikiLeaks a mis en ligne ces documents sans prendre soin de biffer les noms des personnes citées, afghanes, américaines ou autres. Cette mise en ligne équivaut «à dresser une liste de cibles pour les talibans», s'insurge la députée démocrate Jane Harman, spécialiste des questions de sécurité : «Révéler nos sources et nos méthodes, c'est entraîner la mort de personnes réelles.» Le Times de Londres a notamment déniché l'interview d'un combattant taliban proposant ses services aux Américains, révélant les noms des chefs talibans locaux et signalant ceux qui pourraient faire défection. Le nom, le patronyme et le village de ce «traître» sont publiés. De même pour un haut fonctionnaire afghan qui, en 2007, donnait aux Américains les noms de ses collègues les plus corrompus.

Suspect. L'armée américaine a ouvert mardi une enquête criminelle sur la publication de ces archives. Son suspect numéro 1 r

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