Eilat et Aqaba, deux cités voisines, l'une est israélienne et l'autre jordanienne. Ces deux villes ont été victimes de cinq tirs de roquettes lundi matin. Mais si la station balnéaire israélienne a été épargnée, le port voisin a été touché en plein centre-ville. L'explosion d'une roquette a provoqué la mort d'un chauffeur de taxi de 51 ans et a gravement blessé cinq autres Jordaniens. Au total, deux roquettes sont tombées dans la mer, deux autres en territoire jordanien et des débris du cinquième tir sont recherchés dans la ville d'Eilat.
Ces tirs sur Aqaba seraient une erreur selon la police israélienne, car les tirs proviendraient de la péninsule égyptienne du Sinaï, un désert situé au sud-ouest d'Aqaba. Mais visiblement désireux de ne pas embarrasser l'Egypte, les dirigeants israéliens n'en ont cependant pas fait mention ; Israël et l'Egypte coopèrent dans le contrôle de la frontière.
Le maire d'Eilat, Méir Yitzak Halevy, a publiquement accusé à la radio «des fondamentalistes musulmans qui agissent» dans le Sinaï égyptien. Les autorités jordaniennes ont, quant à elles, fermement dénoncé ces tirs : «Cet acte criminel (…) ne sert que les intérêts de ceux qui ont des plans suspects.»
Un responsable de la sécurité égyptienne dans la région du Sinaï a cependant voulu balayer tout soupço