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Pour Israël, la guerre de l’arbre n’aura pas lieu

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Proche-Orient . La Finul a donné hier gain de cause à Israël dans l’incident meurtrier de mardi. La tension est retombée, pour l’instant.

Publié le 05/08/2010 à 0h00

Au lendemain des plus graves incidents frontaliers depuis la guerre de 2006, Israël a cherché à faire baisser la tension avec le Liban. «J'espère qu'il n'y aura pas d'escalade, que nous aurons un été calme et que les choses vont redevenir normales», a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, à l'issue d'une réunion du cabinet de sécurité consacré à la situation dans le Nord. Pendant ce temps, des soldats israéliens, accompagnés de gros renforts, ont définitivement déraciné l'arbre sur la «ligne bleue», qui sépare les deux pays. Et en ont profité pour en arracher deux autres, sous les yeux des Casques bleus de la Force des Nations unies au Liban (Finul) et de l'armée libanaise, ainsi que de la presse, tous massés de l'autre côté d'un grillage barbelé.

C'est en effet l'élagage d'un arbre, dont le Liban estime qu'il est sur son territoire, qui, mardi, a failli dégénérer en conflit ouvert entre Beyrouth et Tel-Aviv. L'échange de feu et d'artillerie qui s'en est suivi a causé trois morts côté libanais - deux soldats et un journaliste du quotidien Al-Akhbar - et un côté israélien, un officier de Tsahal. L'Etat hébreu voulait installer à cet endroit une caméra de vidéosurveillance.

Hier, la Finul a estimé que l'arbre litigieux était du côté israélien de la ligne bleue, tracée en juin 2000, après vingt-deux ans d'occupation du sud du Liban par l'Etat hébreu. Une interprétation contestée par le ministre libanais de l'Information, Tarek Mitri, qui maint

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