La Colombie et le Venezuela vont «placer le bien-être de leurs peuples avant les différences personnelles». Le nouveau président colombien, Juan Manuel Santos Calderón, en a fait l'annonce mardi soir au côté de son homologue vénézuélien, Hugo Chávez, dans la ville caribéenne de Santa Marta, en Colombie. Les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques et créé des instances de dialogue pour mettre fin à presque trois ans de clash et d'insultes.
Bolívar. Fasciste, lâche, fou… Les qualificatifs traduisant les «différences personnelles» entre le socialiste Chávez et l'ex-président conservateur Alvaro Uribe, parti samedi, n'ont pas manqué depuis 2007. Uribe accusait son voisin d'aider les guérillas marxistes colombiennes, qui se réfugient fréquemment sur son sol. En réponse, Caracas avait rompu deux fois les relations diplomatiques - la dernière fois le 22 juillet - et gelé les échanges commerciaux en décidant de substituer systématiquement aux importations colombiennes du bœuf argentin ou des produits manufacturés brésiliens.
A peine intronisé, Santos a assuré vouloir rétablir les ponts. Les quatre heures de réunion de mardi, dans la ville où est mort le Libertador Simón Bolívar, modèle de Chávez, ont permis d'avancer. Outre l'échange d'ambassadeurs, les deux présidents ont décidé la création de commissions qui traiteront les sujets les plus sensibles, «à pas lents mais fermes». Pour ménager le susceptible Vénézuélien, la




