Les circonstances de la mort du photographe indépendant italien Fabio Polenghi, tué par balle à Bangkok, seront-elles un jour élucidées ? Fabio Polenghi a été tué le 19 mai juste avant 11 heures alors qu'il courait, avec d'autres journalistes et des «Chemises rouges» (manifestants antigouvernementaux), pour échapper à des tirs. Ce jour-là, les militaires, chargés par le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva de «nettoyer» le quartier commercial de Bangkok, occupé depuis près de deux mois par les «Rouges», progressent sur l'avenue en tirant sur les manifestants armés de lance-pierres et de cocktails Molotov. Pendant sa course, Fabio est touché par une balle et s'effondre. Transporté par des collègues et des manifestants, il décède des suites de sa blessure à l'hôpital.
Autopsie. Deux jours après la mort de l'Italien, l'institut de médecine légale de la police effectue une autopsie. Le lendemain, le corps est incinéré, en présence de sa sœur Isabella, de ses amis et de ses collègues. Trois mois plus tard, la police refuse toujours de rendre publique les résultats de l'autopsie. «L'enquête n'est pas terminée», explique le colonel Naras Savestanan, le numéro 2 du Département des enquêtes spéciales (DSI), le FBI thaïlandais, lequel se dit incapable de répondre à des questions aussi cruciales que le type de balle retrouvée dans le corps, l'angle et le lieu d'origine du tir. D'autres questions concernent le positionnement des tireurs d'élite de l'armée,




