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Libération

La presse mexicaine en liberté autosurveillée

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Mexique . Un manuel pour éviter aux journalistes de se faire tuer par les autorités ou les narcotrafiquants.

ParEmmanuelle Steels
MEXICO, de notre correspondante
Publié le 16/08/2010 à 0h00

Comment éviter de s'attirer les foudres des cartels de narcotrafiquants au Mexique ? Comment réagir lorsqu'on reçoit des menaces de mort ? Comment se comporter en cas d'arrestation par des militaires ? Le Protocole de sécurité à l'usage des journalistes en situation de haut risque répond à toutes ces questions et bien d'autres. Inspiré du Manuel pour la protection du journaliste élaboré par la presse colombienne, ce mode d'emploi pour exercer la profession en temps de narcoguerre a été présenté la semaine dernière par les associations de journalistes de l'Etat de Chihuahua (nord).

C’est là que se trouve Ciudad Juárez, point névralgique du trafic de drogue vers les Etats-Unis et haut lieu d’affrontements entre les cartels. Les recommandations adressées aux journalistes renvoient à la violence délirante qui constitue à la fois l’objet de leur travail et les conditions dans lesquelles ils l’exercent.

«Rappelez-vous toujours que votre vie est en danger», préviennent les auteurs, qui lancent un débat sur l'usage du gilet pare-balles pour les reporters couvrant les faits divers. Aux journalistes qui se rendent sur les lieux d'exécutions mafieuses, le protocole conseille d'attendre l'arrivée de la police et l'installation du cordon de sécurité avant de s'approcher de la scène du crime, ou, tout au moins, de s'assurer que les sicarios (tueurs) ne sont plus dans les parages.

Si un journaliste assiste à un affrontement entre narcos et forces de sécurit

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