Menu
Libération

A Bagdad, un carnage avant le retrait des GI

Réservé aux abonnés

Irak. Un attentat a fait 59 morts, hier, en visant l’armée irakienne, appelée à prendre la relève des troupes américaines à la fin du mois.

Publié le 18/08/2010 à 0h00

Au moins 59 soldats et recrues irakiens sont morts, hier, dans un attentat suicide à Bagdad. C’est l’attaque la plus sanglante depuis le début de l’année qui a visé l’armée irakienne, censée devenir le pilier de la sécurité du pays après le retrait programmé des troupes américaines. Le 30 août, 15 000 des 65 000 GI basés dans le pays partiront et l’ensemble des troupes devrait avoir quitté le pays dans seize mois.

L'attaque a eu lieu dans un centre de recrutement au cœur de la capitale. Vers 7 h 30, un kamikaze, à la veste remplie d'explosifs, s'est mêlé à des conscrits qui patientaient devant l'ancien ministère de la Défense, et s'est fait exploser. Les autorités ont aussitôt accusé Al-Qaeda. Car, selon le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire de Bagdad, «le timing, les circonstances et la cible, tout laisse à penser que cette organisation terroriste est derrière l'attentat». L'attaque rappelle les opérations suicides menées contre les centres de recrutement en 2006 et 2007, à l'apogée des violences qui ont ravagé le pays. Elle s'est produite en période de ramadan, mois sacré pour les musulmans. Et en pleine crise politique, au lendemain de la rupture des négociations entre les deux principales formations politiques irakiennes alors qu'aucun gouvernement n'a pu être formé depuis les élections du 7 mars. C'est le bilan le plus lourd pour un seul attentat depuis le début de l'année. Selon le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner,

Dans la même rubrique