Ils sont au chômage… mais continuent de croire en Barack Obama. Jusque dans la salle d'attente du One-Stop Career Center de la rue Franklin, qui tient lieu d'ANPE, dans le nord-est de Washington, on croise des tee-shirts «Obama for President» ou «I had a dream… Obama for President». L'emploi est l'un des points noirs du bilan de Barack Obama : à son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2009, le taux de chômage était de 7,6% de la population active et il atteint maintenant les 9,5%. Mais les plus concernés sont parfois aussi les plus indulgents. Dans les quartiers noirs de Washington, où le chômage est d'ailleurs particulièrement élevé (parmi les Noirs, le taux de chômage national atteint les 15,6%), beaucoup veulent croire encore en leur «rêve».
«Obama est formidable», déclare Kandra, 36 ans, une des visiteuses du Career Center qui porte encore le visage du Président imprimé sur son tee-shirt. «C'est un vieux tee-shirt de la campagne, explique-t-elle. Mais non, je ne suis pas déçue. Je ne pouvais pas être déçue. C'est vrai que la situation économique ne s'améliore pas, les déficits publics sont trop lourds. Nous dépensons beaucoup d'argent dans la guerre ou pour acheter du pétrole… Mais Obama fait ce qu'il peut. Beaucoup de choses pèsent sur les épaules. Et il essaie de rehausser notre pays, de renforcer les liens internationaux, c'est une bonne chose.» Kandra était assistante dans une école publique de Washington, elle vient d'apprendre




