Bill Clinton aussi est un retraité très actif… et très courtisé par toute sorte de dictateurs ou hommes d’affaires qui veulent s’acheter ses services. En quittant la Maison Blanche en 2001, les Clinton étaient pratiquement en faillite, avec plus de 2 millions de dollars de dettes de frais de justice à la suite des affaires Whitewater et Monica Lewinsky. En 2008, les documents financiers qu’a dû présenter Hillary Clinton pour sa campagne présidentielle ont montré que les tournées de Bill pour délivrer des discours à des auditoires souvent très choisis lui avaient rapporté… au moins 40 millions de dollars.
A Little Rock, Bill Clinton a fait aménager un «centre présidentiel» à son nom, qui a coûté 165 millions de dollars. Pour réunir tout cet argent, il s’est lié à des milliardaires controversés, comme l’Ukrainien Viktor Pintchouk, l’Américain Vinod Gupta ou le Canadien Frank Giustra, qu’il a aidé à décrocher un contrat pour l’uranium kazakh…
Depuis que son épouse est secrétaire d’Etat, Bill prend davantage garde à ses fréquentations et met plus l’accent sur l’aspect charitable de son œuvre. Depuis mai 2009, il est émissaire spécial de l’ONU pour Haïti.
Plus discret, Gerhard Schröder, avocat de formation, est tout de même l’ex-chancelier allemand le plus laborieux de tous les temps. Lui aussi alterne discours bien sentis (50 000 euros minimum) et conseils lucratifs. Seule la publication de ses mémoires n’est pas à l’ordre du jour. Après son départ du pouvoir, en 2005, ce grand ami




