Les fonctionnaires sud-africains paralysent le pays, bien décidés à poursuivre une grève illimitée lancée le 18 août. «Nous allons mettre l'économie à genoux», a menacé Zwelinzima Vavi, le leader du Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), meneur d'une grève à forte teneur politique. Cette centrale de syndicats noirs avait soutenu le président Jacob Zuma, élu en mai 2009, dans sa conquête du pouvoir. Il attend aujourd'hui une contrepartie, d'autant que Zuma avait promis des résultats concrets sur le plan social.
Près de 1,3 million de fonctionnaires réclament une hausse de salaire de 8,6% et une allocation logement mensuelle de 100 euros. Le gouvernement propose de s'en tenir à 7% d'augmentation et 63 euros d'allocation. «Des miettes !» proteste Zwelinzima Vavi. La position du gouvernement paraît difficile à tenir, dans la mesure où il a déjà cédé aux pressions syndicales, avant et pendant la Coupe du monde. Les salariés de Transnet, la société publique de transports, ont ainsi obtenu 11% d'augmentation fin mai, tandis que ceux d'Eskom, la société nationale d'électricité, ont négocié 9% de hausse début juillet, avec menace de grève à la clé. Le tout, alors que l'inflation plafonne à 4,2%. Les fonctionnaires, qui se sont abstenus de faire grève pendant le mondial de football, comptent bien recevoir les mêmes augmentations que leurs camarades du secteur parapublic.
Aujourd'hui, le pays est plongé dans le chaos. Ecoles et hôpitaux sont fermés. A Johannesbur




