Fidèle à sa méthode, qui l'amène souvent à aller affronter les problèmes de face, Barack Obama était hier à Milwaukee pour lancer la campagne des midterms depuis une grande ville industrielle… qui perd ses emplois et ses envies de voter démocrate. En ce Labor Day (la fête du travail américaine), le Président a rendu visite à une foire organisée par les syndicats, une autre espèce en déclin, qu'il a tenté de revigorer en proposant un nouveau grand programme d'infrastructures. Dans les six ans à venir, 241 000 kilomètres de routes, 6 400 km de voies ferrées et 240 km de pistes d'avion seront construites ou réparées, a annoncé la Maison Blanche. Pour commencer tout de suite ces grands travaux, 50 milliards de dollars (39 milliards d'euros) seront investis et une nouvelle «banque d'infrastructure» créée pour lever aussi des capitaux privés.
Deux ans tout juste après sa triomphale élection, Obama aborde ces élections de mi-mandat au plus mal. «L'été de la reprise» promis par son administration se fait toujours attendre, le taux de chômage est encore monté en août (à 9,6%), et le nombre de saisies immobilières est parti pour un nouveau record de plus d'1 million cette année.
Les sondages suggèrent qu'Obama pourrait perdre sa majorité démocrate non seulement à la Chambre des représentants (entièrement renouvelée le 2 novembre) et peut-être même au Sénat (dont un tiers sera renouvelé). 52% des électeurs seraient prêts aujourd'hui à voter républicain, contre 45% seule




