Au milieu de la foule, un homme brandit une pancarte : «Geert Wilders président». Sur la scène improvisée au milieu de West Broadway, à quelques encablures de Ground Zero, le leader d'extrême droite néerlandais savoure son triomphe. «Laissez moi commencer par une seule chose: pas de mosquée ici, pas de mosquée ici».
Ils étaient mille cinq cent, deux mille peut-être a être venus écouter Wilders samedi après-midi, au sud de Manhattan. L'extrémiste batave était «l'invité spécial» de l'organisation ultra-conservatrice «Stop the Islamization of America», qui depuis des mois mène la bataille contre le projet de construction d'un centre islamique près du site où on été attaquées les Twin Towers, le 11 septembre 2001.
«New York et la charia ne sont pas compatibles»
Costume moir cintré et cravate verte, Wilders a été accueilli en héros, au cris de «USA, USA». «Essayez de vous rappeler la panique, la terreur, la peur qui ont été ressenties à ce même endroit il y a neuf ans», a-t-il lancé, «Est-ce que New York méritait cela? Est-ce que l'Amérique méritait cela? Aujourd'hui, New York ne mérite pas qu'on lui impose cette mosquée».
Ceux qui sont là ne sont pas vraiment des modérés. «Nous ne voulons pas de la mosquée d'Obama», hurle Terry Garcia, qui est venu tout expr




