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Présidentielle sur fond de tensions ethniques en Guinée

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Élections . Les partisans des candidats se sont affrontés ce week-end.

Publié le 15/09/2010 à 0h00

L’incertitude persistait hier en Guinée sur le maintien ou non du second tour de l’élection présidentielle au 19 septembre. Des heurts ont opposé ce week-end, à Conakry, les partisans des deux candidats en lice, faisant un mort et 54 blessés. Les meetings de campagne ont été suspendus, mais le flou persiste sur la date du scrutin.

Cellou Dalein Diallo, un technocrate peul de 58 ans, part favori : cet ancien Premier ministre a remporté 43,69% des suffrages au premier tour et fait alliance avec Sydia Touré, lui aussi ex-Premier ministre (13,62% des voix). En face, Alpha Condé, d’ethnie malinké, opposant historique de 72 ans, pourrait voir lui échapper l’espoir de toute une vie de combat politique, marquée par un long exil français et deux ans de prison à Conakry.

«Fraude». Alpha Condé conteste toujours les résultats du premier tour, organisé le 27 juin, qui lui avait conféré 18,25% des voix. Il accuse la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d'avoir pris parti pour Cellou Dalein Diallo. Il a porté plainte, et un tribunal de la banlieue de Conakry lui a donné raison vendredi, condamnant à un an de prison ferme et à une amende de 275 euros Ben Sékou Sylla, le président de la Ceni, pour «fraude électorale». Ce verdict contestable, puisque rendu en l'absence de l'accusé et de ses avocats, a échauffé les esprits.

La mort mardi de Ben Sékou Sylla, qui était hospitalisé depuis deux mois à Paris, a clos ce rebondissement, sans rien régler à la cris

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