Du statut de fleuron minier, le Niger est en train de se transformer au fil des ans en casse-tête, sinon en cauchemar pour Areva et les sous-traitants français qui travaillent sur place. L’enlèvement spectaculaire de sept personnes à Arlit, au cœur même de son dispositif, s’inscrit dans une longue série d’incidents subis par le groupe français. Mais s’il complique un peu plus les activités de l’entreprise d’Anne Lauvergeon, il est exclu d’imaginer son départ du Sahel.
Car le minerai extrait au Niger pèse 40% du total de sa production, et alimente le tiers des centrales nucléaires françaises. Entamée par la Cogema à la fin des années 60, l’exploitation de l’uranium local dans la région d’Arlit est stratégique. D’ailleurs, le groupe a lancé, en grande pompe, en mai 2009, les travaux d’aménagement d’une nouvelle mine géante, à Imouraren, à moins d’une centaine de kilomètres d’Arlit. D’ici quelques années, celle-ci devrait produire jusqu’à 5 000 tonnes d’uranium chaque année. Un chiffre faramineux.
En clair, quand bien même le groupe français voudrait quitter ce pays du Sahel, il ne le pourrait pas. On peut délocaliser le Paris-Dakar en Amérique latine, pas les mines d’Arlit. En revanche, depuis que l’uranium est redevenu attractif sur le marché mondial, au début des années 2000, Areva cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement, y compris sur le continent africain.
Rebelles. Ce n'est pas la première fois qu'Areva fait face à une prise d'otages. En juin 2




