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Suède: perte de voix à gauche

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Le Parti social-démocrate devrait être à nouveau battu aux élections générales de dimanche.

Affiches de campagne dans les rues de Stockholm, 17 septembre 2010. (Bob Strong / Reuters)
Publié le 18/09/2010 à 0h00

Assurez-vous que les gens ont bien leur carte d'électeur et qu'ils savent où aller voter.» A quelques jours du scrutin de dimanche, le député social-démocrate Luciano Astudillo a donné rendez-vous à une dizaine de militants et d'élus de son parti, au pied d'une barre d'immeubles dans le quartier de Kroksbäck, au sud de Malmö. Pendant deux heures, ils vont frapper aux portes. Le député, qui a grandi dans ce quartier populaire où vivent beaucoup d'immigrés, rappelle que le parti y compte «de nombreux sympathisants», mais «la participation électorale est faible».

Dimanche, sept millions de Suédois sont appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux, conseillers régionaux et députés. Or, selon tous les instituts de sondage, l’alliance de droite - au pouvoir depuis 2006 et composée du Parti modéré, des libéraux, des centristes et chrétiens-démocrates - devrait l’emporter devant la coalition rouge et verte, regroupant les sociaux-démocrates, les Verts et le Parti de gauche (ex-communiste). La défaite pourrait même être historique pour le Parti social-démocrate, qui pourrait passer derrière la formation du Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, avec un score inférieur à 30% des voix (contre 35% en 2006).

Percée. A Malmö, un des fiefs de la social-démocratie, la gauche espère conserver la majorité. Le maire, Ilmar Reepalu, brigue son cinquième mandat. Les habitants l'apprécient. «Il ose défendre les intérêts de la ville, y compr

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