Un compromis de dernière minute permettant de sauver les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens se dessinait vendredi, à deux jours de l'expiration du gel israélien des constructions en Cisjordanie. «Les négociateurs israéliens ont intensifié leurs contacts à Washington, pour parvenir à un compromis acceptable par les Palestiniens. Il est probable que rien ne sera annoncé : le gel ne sera pas officiellement reconduit mais les constructions ne reprendront pas tous azimuts», a expliqué vendredi à Libération un diplomate israélien, confirmant les déclarations de plusieurs autres sources gouvernementales.
Le contentieux de la colonisation pèse comme une épée de Damoclès sur les discussions qui ont repris à Washington le 2 septembre, après deux ans d’interruption. Jusque-là, Israéliens et Palestiniens avaient campé sur leurs positions, les premiers refusant de prolonger le moratoire au-delà des dix mois prévus, les seconds menaçant de quitter les négociations en cas de reprise des constructions.
Côté palestinien, l’heure est aussi à plus de souplesse. Plus tôt dans la semaine, le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait laissé entendre, devant des représentants juifs à New York, qu’il ne quitterait pas automatiquement les négociations si les constructions reprenaient.
Deux scénarios de compromis ont été évoqués : une reprise des constructions uniquement dans les gros blocs de colonies probablement rattachés à Israël en cas d'accord de paix ; un g




