Jusqu'alors, la menace extérieure que le régime islamique craignait, c'était celle de frappes aériennes israéliennes visant ses sites nucléaires. Ce qui expliquait leur extrême dispersion et la volonté de Téhéran d'acquérir à tout prix (737 millions d'euros) le système russe hypersophistiqué de missiles S-300. Mais le danger n'est pas venu des F-15 et F-16 israéliens. L'attaque a été le fait de bombes virtuelles, soit un virus informatique, en l'occurrence un ver, lancé par un logiciel de sabotage ultraperfectionné. Grâce à ce «maliciel» (malware ou logiciel d'attaque) baptisé Stuxnet, il est possible non seulement de paralyser des systèmes informatiques mais de provoquer des dégâts mécaniques et de détruire des installations entières. D'où le remue-ménage en cours à Téhéran, où l'on évoque le spectre d'une «guerre électronique» engagée par l'Occident et qui se poursuit actuellement.
Dégâts. Si l'on en croit un haut responsable iranien, quelque 30 000 adresses IP - identifiant un ordinateur - ont été infectées à ce jour par Stuxnet. C'est «probablement un gouvernement étranger qui est à l'origine de ce virus», a ajouté Mahmoud Liayi, responsable des technologies de l'information au ministère de l'Industrie. «Le virus n'a pas été capable de pénétrer ou de causer des dégâts sérieux dans l'appareil gouvernemental», a-t-il affirmé. Mais, selon Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d'Etat des technologies informatiques, «les




