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Libération
EDITORIAL

Virus

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Publié le 29/09/2010 à 0h00

L’Iran des mollahs mène depuis 1987 un programme atomique. Théoriquement à usage civil, même si Téhéran ne cache pas son ambition de devenir une puissance nucléaire militaire. Mais ces vingt-trois ans d’efforts n’ont toujours pas abouti, preuve selon les Occidentaux de l’efficacité des sanctions et autres coups tordus pour ralentir la course atomique de la République islamique. Il est tentant de voir dans Stuxnet le dernier avatar viral de cette guerre secrète. Plus discret et moins spectaculaire que des frappes aériennes, mais peut-être finalement tout aussi efficace. Pour certains, tout cela ne relève que de théories du complot improuvables. Pour d’autres, il s’agit bien d’actions occultes des services secrets occidentaux, américains et israéliens notamment, qui auraient délibérément saboté l’appareil industriel iranien, tout comme ils ont enlevé ou assassiné des physiciens nucléaires de la République islamique ou réussi à expédier des matériels défectueux. On sait qu’en ce domaine, instiller le doute chez son ennemi est une arme de guerre, et il ne faut attendre ni confirmation ni démenti des services.

Mais tout comme une frappe militaire, ces efforts ne feront au mieux que retarder de quelques années la marche vers la bombe iranienne. Ils ne doivent pas éliminer la voie diplomatique, autre volet de la politique d’Obama et de l’ONU, même si jusqu’à présent le pouvoir iranien a rejeté toutes les offres de compromis et de négociations. Le virus ne sera pas l’arme fatale qui

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